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Spatial : Aldoria s’ouvre à l’Inde

Spécialiste de la détection des débris spatiaux, Aldoria entend multiplier le déploiement de stations sol afin de mieux gérer le trafic dans l’espace. L’entreprise basée à Paris et Toulouse a d’ailleurs récemment signé un contrat avec un acteur indien.

Romain Lucken, Aldoria

Romain Lucken, fondateur d'Aldoria © Adrien Nowak - La Vie Economique

Des milliers de points blancs encerclent la Terre sur l’écran de contrôle toulousain d’Aldoria. « Ce sont des débris que l’on suit en temps réel », explique Romain Lucken, fondateur de la société née en 2017. Des millions d’objets de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres rôdent autour de nous, tournant en orbite à une vitesse folle. Une seule collision avec l’un d’entre eux, aussi infime soit-il, peut relever de la catastrophe tant nos vies quotidiennes sont gérées depuis l’espace. Nous utilisons tous en moyenne une cinquantaine de satellites par jour, pour communiquer, se déplacer…

Un trafic spatial qui va exploser

Et ce n’est pas fini. Si aujourd’hui, l’espace compte près de 15 000 satellites en orbite – notamment avec les constellations comme OneWeb ou Starlink – ce chiffre va exploser dans les années à venir. « On voit les Chinois ou les Russes qui veulent également déployer leurs constellations. L’entreprise Blue Origin de Jeff Bezos a aussi annoncé 50 000 nouveaux satellites dans les dix prochaines années », liste R…