Couverture du journal du 28/02/2024 Le magazine de la semaine

Steve Gallais : Monsieur 100 000 volts

Ambitieux et passionné, ce Toulousain pur jus veut placer Verywell sur la carte des agences influentes. Mais il est aussi un homme aux loisirs aussi multiples qu’improbables.

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Steve Gallais, en pleine action © Louis Piquemil - La Vie Economique

Pour Steve Gallais, le swing ne s’apparente pas à celui vibrionnant de Gilbert Bécaud en son temps surnommé « Monsieur 100 000 volts ». Le « swing », pour lui, est plutôt à rattacher au green de golf. « Je me suis posé la question de faire carrière dans ce sport quand j’étais jeune, mais je voyais de supers joueurs dormir dans leur voiture car ils n’arrivaient pas à en vivre. Moi qui n’avais pas leur niveau, j’ai pris la décision d’arrêter à 18 ans. » Qu’à cela ne tienne, ce Toulousain, qui a grandi dans le quartier Saint-Georges, peut compter sur son autre passion de jeunesse : le graffiti. « Je peins depuis l’adolescence et ma découverte du mouvement hip-hop. Ça peut paraître à l’opposé du golf mais ça reflète bien ma personnalité où je côtoie des cercles d’amis très divers. » Il rencontre les pionniers du street-art qui ont débuté une dizaine d’années avant lui. « Je suis allé sur les terrains, ils m’ont accueilli comme le petit frère. C’est un mouvement cosmopolite et très solidaire. »

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Oeuvre « Sauver ou Périr » © Steve Gallais

Son œuvre en « peinture »

Le Toulousain se découvre une passion pour les mots. « J’aime travailler les lettres. Quand j’étais petit, j’écrivais assez mal sur mes cahiers, et le graff m’a permis de m’exprimer autrement. » Sa passion l’a rejoint au travail où une salle est dédiée à ses bombes de peinture. « Comme ça, j’ai tout à ma disposition si je veux faire un mur. Ça m’équilibre quand j’ai besoin de penser à rien » explique celui qui a pris Term pour nom d’artiste.

Pour autant, pas question de faire commerce de ses œuvres. « Pour moi, le graff doit être éphémère. Je ne fais pas de toile et mon travail est fait pour être recouvert par d’autres. » Mais certains murs restent visibles comme celui peint dans l’école de sa fille, qui est aussi son ancienne école. « J’ai voulu donner un peu de couleur à ce mur gris au fond du préau. J’y ai apposé 10 mots qui comptent comme liberté, fraternité, laïcité, République … »

La famille compte aussi beaucoup pour ce papa d’une petite Victoire qui vient de fêter ses 9 ans. « J’essaie de faire le maximum de choses avec elle, de partager mes passions. Pendant les vacances par exemple, on s’est amusé à peindre des meules de foin en smileys ! » Un détournement qui a plu à sa maman, Martine, qui – comme son fils – a travaillé dans la publicité quand elle avait 20 ans. « C’est ma première fan, elle like toutes nos publications sur les réseaux ! » rigole le fils qui n’a pas manqué de demander l’approbation de l’œil maternel sur les photos de notre article.

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© Steve Gallais

Toulouse « afterwork »

La dernière passion dévorante de Steve Gallais est la cuisine. « J’aime me faire une bonne table avec des amis et tenter de reproduire la recette le week-end. Il y a toujours un repas où je me lance pendant des heures en cuisine. Là aussi ma fille m’accompagne. Ça donne des résultats parfois surprenants ! Mais c’est un bon exutoire. » La cuisine et ses chefs à qui il a rendu hommage dans un livre « Toulouse Afterwork » édité gratuitement. « Lors du confinement, j’ai voulu renvoyer l’ascenseur aux restos qui nous ont aidés quand on a débuté dans la pub en nous confiant leurs flyers. Ils étaient dans le dur, donc on a fait ce petit geste. » Et pour la couverture, ce sont des graffeurs locaux qui ont pu afficher leur travail. Histoire de relier toutes ses passions éclectiques.