Couverture du journal du 06/06/2024 Le nouveau magazine

Tonneins – Profession : courtière en travaux

Après 3 décennies passées en tant que manager dans une grande surface agenaise, Sandrine Ferin a pris un virage à 90 degrés pour devenir courtière en travaux. Un changement de carrière qui illustre parfaitement le phénomène actuel des reconversions professionnelles. Rencontre.

Sandrine Ferin dans son bureau tonneinquais courtière

Sandrine Ferin © Julien Mivielle - La Vie Economique

Quand on demande à Sandrine Ferin quel rapport il peut y avoir entre la grande distribution et le monde du bâtiment, la réponse fuse : « a priori aucun ». Puis, elle ajoute aussitôt : « Aujourd’hui, je me sers de mes compétences en négoce et en management. Dans les deux cas, il faut organiser des équipes, il y a beaucoup de gestion ». Arrivée au bout de son expérience dans la grande distribution, plus particulièrement, dans le non-alimentaire, Sandrine entame un bilan de compétences il y a 4 ans. Son intérêt pour les travaux en ressort rapidement : « J’ai toujours aimé la modification de l’habitat ». Mais un tel virage professionnel s’apparente à un saut dans le vide : « Se reconvertir après 50 ans peut faire peur. Alors, j’ai laissé tomber l’idée ». Elle cherche alors plutôt un nouveau poste dans le domaine commercial, proche de son activité. Et le hasard précipite les choses : c’est une annonce en ligne pour être responsable d’une agence de la franchise La Maison des Travaux qui la replonge dans le bâtiment. Après une journée découverte réussie, elle enchaîne les 6 semaines de formation. Le 1er octobre 2023, elle commence son activité de courtière en travaux.

Se reconvertir après 50 ans peut faire peur

Un milieu en mutation

Le bâtiment, baromètre de l’économie, est en complète évolution. Avec la volonté gouvernementale d’aller vers la rénovation et un marché du neuf en berne, Sandrine Ferin intervient essentiellement sur la réhabilitation des logements. En tant que courtière en travaux, elle intervient au début du projet pour étudier sa faisabilité technique et financière. Ensuite, elle oriente ses clients vers les artisans adaptés (qu’elle a sélectionnés au préalable) ou vers un architecte si besoin. « Les travaux ne doivent pas être anxiogènes pour les gens. Mon rôle est d’être facilitatrice et d’orienter vers les bonnes personnes », explique-t-elle. Sandrine Ferin instaure une logique de collaboration avec les entreprises locales. Un partenariat gagnant-gagnant qui permet aussi de valoriser les artisans locaux.

La Maison des Travaux en chiffres

192 agences en France

Présente dans 80 départements

160 franchisés et 270 courtiers en travaux

2 représentants en Lot-et-Garonne