Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Tourisme – Un réseau de guides à portée de clic

Les touristes se promènent d’abord sur le web pour repérer une destination et continuent de naviguer pour trouver les infos utiles lors du séjour. Ils ont certainement croisé la route de la série « guide-du ».com éditée par Négocom Atlantique, près de Périgueux.

tourisme dordogne

© Shutterstock

Le Guide du Périgord, le premier de tous, affiche 2,6 millions de visites par an, tout comme celui du Pays basque, avec un record battu l’été dernier : 22 000 visites par jour. Frédéric Larzinière a toujours imaginé des produits commerciaux « parce que créer ne suffit pas, une entreprise a vocation à gagner de l’argent pour perdurer ».

Tout a commencé avec un format papier qu’il reprend pour le transformer avec un jeune webmaster local et quelques clients dans le tourisme. En 2005, il opte pour le 100 % numérique « à l’époque des débuts des moteurs de recherche, avant le basculement lié au smartphone de 2008 et aux réseaux sociaux en 2011 .»

GUIDES EN CASCADE

Fort du succès de l’édition Périgord, le créateur se lance en solo dans le guide du Pays basque, « un carton plein au niveau publicitaire, c’est toujours notre deuxième guide le plus important ». Viennent celui des Landes en 2009, Béarn-Pyrénées en 2011, Lot-et-Garonne en 2012, Charente-Maritime (3e dans l’ordre d’importance), Bordeaux-Gironde en 2015, puis Gers, Toulouse-Pyrénées, Tarn-Aveyron « mais nous ne retenterons pas d’édition multi-départements », Vendée, Corrèze, en attendant la mise en ligne du Roussillon-Pyrénées et du Lot cette fin d’année. Et plus loin si affinités. « Nous avons repéré une auteure pour la Savoie. »

Le dirigeant a ajouté une nouvelle branche « social média tourisme » pour gérer les réseaux sociaux de ses clients

Au total 12 guides existent déjà sur 16 départements, avec traduction en anglais et en espagnol. « Nous avançons au rythme d’un guide par an, hors crise Covid. Les noms par territoire sont déposés à l’Inpi. » S’ajoute le pari audacieux en 2020 de créer des city guides pour de grandes villes européennes, Stockholm, Porto, Séville, Liverpool. « Nous avons attendu d’en avoir plusieurs avant de les commercialiser ».

La parenthèse sanitaire de 2020, avec deux mois d’arrêt, a relancé la redécouverte du patrimoine français et, dès le déconfinement, un élan de curiosité a multiplié par 15 les consultations en un seul jour. « Du jamais vu ! » Cette période s’est révélée un tremplin.

« Le PGE nous a permis d’investir, nous avons avancé sur la numérisation de l’offre, qui ne se pratiquait pas dans ce domaine », en veillant à ce que la force du digital n’éloigne pas du terrain.

tourisme

© D.R.

UN SOMMAIRE SOLIDE

Ce qui devait à l’origine se présenter comme un annuaire touristique a évolué vers un média web avec un article par guide et par semaine, des expériences partagées. Le sommaire est inchangé depuis 12 ans (découvrir, s’informer, se loger, se restaurer, déguster, se divertir, se réunir, selon mes envies).

© D.R.

L’entreprise est propriétaire de 90 % des contenus visuels* et la base de données constituée au fil du temps, propriété des droits et capacité de référencement, est une solide plus-value. À ce gage d’indépendance s’ajoute un serveur dédié pour une gestion écoresponsable. « Nous avons un partenariat avec SirtAqui, nous sommes le plus gros fournisseur de flux en Nouvelle-Aquitaine. »

UNE CLIENTÈLE FIDÈLE

Chaque guide, en accès gratuit et financé par la publicité, fonctionne avec ses réseaux sociaux : celui de Dordogne compte 48 000 abonnés Facebook et 36 000 sur Instagram, de même que le Pays basque.

« 80 % des sites touristiques de Dordogne sont clients, de même que les OT. » La prestation se présente sous la forme d’une fiche hébergée sur le guide, un mini- site avec 12 photos, un texte de présentation, les avis google et TripAdvisor. « L’avenir est aux plate- formes plutôt qu’aux sites individuels. » La clientèle reçoit les analyses statistiques (consultation de 4 min en moyenne), elle peut aussi acheter des bannières publicitaires ou, plus récemment, un netlinking abordable qui génère du flux et améliore le SEO. « 60 % des annonceurs renouvellent par mail. » La fidélité des 3 200 clients est un facteur de stabilité propice à l’augmentation du chiffre d’affaires : 1,1 million d’euros l’an passé ; 1,3 prévu en 2023.

15 MILLIONS DE VISITES CUMULÉES

Avec 15 millions de visites cumulées sur l’ensemble de ses guides en ligne, l’entreprise a rejoint la communauté de la French Tech Périgord au titre de l’e-tourisme. Celui qui assure que son esprit d’entre- preneur s’est construit en multipliant les essais vient d’ajouter une nouvelle branche « social média tourisme » pour gérer les réseaux sociaux de ses clients.

*Le dirigeant est passionné de photos tourisme, il les partage sur sa page Facebook Larzinière My Pictures

UNE ÉQUIPE ICI ET AILLEURS

Sarl unipersonnelle, Négocom Atlantique a toutes les compétences en interne : une équipe stable et flexible de 17 salariés, « des connaisseurs de nos régions et du patrimoine touristique » dont un blogueur et deux rédacteurs free-lance. D’ici un an, le dirigeant prévoit de pousser les murs des locaux situés à proximité de sa maison de Champcevinel. « L’ambiance est décontractée mais efficace, la moyenne d’âge est de 33 ans. Nous recherchons des alternants Bac+4 et 5 ainsi qu’un graphiste multimedia/assistant de contenu web en CDI plein temps, mais nous avons du mal à trouver. »