Couverture du journal du 01/07/2026 Le nouveau magazine

MyPiscine : la piscine en toute liberté

Pionnier de la vente d’articles de piscine sur Internet, le Toulousain MyPiscine connaît une croissance forte depuis les années Covid. L’entreprise lance cette année sa marque de produits SwimExpert et vise 20 millions d’euros de chiffre d'affaires.

Jean-Nicolas Le Gregam, fondateur de MyPiscine © Adrien Nowak - La Vie Economique

La canicule de la fin du printemps en aura poussé plus d’un à la réflexion. « L’an prochain, je construis une piscine ! » Derrière cette phrase se cachent souvent des coûts importants. « Tant à l’installation qu’à l’entretien, une piscine est un gros investissement. Aujourd’hui, les gens essaient d’économiser en faisant par eux-mêmes et on veut leur montrer que c’est possible », explique Jean-Nicolas Le Gregam, fondateur de MyPiscine.

Tutoriels vidéo

Le pari de l’entreprise toulousaine créée en 2009 est de permettre à chacun de créer et d’entretenir son carré bleu. « Hormis le gros œuvre, on peut tout réaliser. Beaucoup de personnes nous contactent en décembre et se baignent en juillet. » Pour aider les clients qui voudraient se lancer, Jean-Nicolas Le Gregam et ses équipes ont confectionné des tutoriels vidéo. « On se base sur les questions les plus fréquentes qu’on reçoit par téléphone. Ces vidéos permettent aussi de limiter les appels qu’on reçoit au SAV », souligne le fondateur de l’entreprise.

Le Covid facteur X

La piscine a longtemps conservé l’image d’un domaine de professionnels. Mais cela a changé avec le Covid. « Beaucoup de gens s’ennuyaient et se lançaient seuls dans des constructions de piscine un peu artisanales. » À l’époque, les ventes du site internet explosent. Le chiffre d’affaires bondit de 9 à 16 millions d’euros en un an. « Les clients se sont rendu compte qu’ils pouvaient se débrouiller si on leur expliquait correctement. » Avec, à la clé, une sacrée économie pour le particulier. « Une pompe de piscine va coûter dans les 400 euros et il faut compter le même prix pour la pose », résume Jean-Nicolas Le Gregam. « Ça vaut le coup de se lancer, même si le particulier va probablement y passer trois fois plus de temps qu’un professionnel. »

Livraison en 24 heures

Par rapport à ses concurrents, MyPiscine mise sur ses conseillers téléphoniques, ses tutos vidéo mais aussi sa grande gamme produit dont la livraison est assurée en 24 heures. « En plein été, quand la piscine ne fonctionne pas, on a besoin d’agir vite donc livrer en un jour est une obligation », insiste Jean-Nicolas Le Gregam. Au fil des années, l’entreprise s’est construit une réputation de fiabilité qui lui permet de sécuriser sa base de clients. « Notre connaissance de leurs besoins nous permet aussi de savoir quels produits proposer. » Car toute la difficulté de l’entreprise réside dans son stock. « On doit avoir une large gamme disponible car l’été on reçoit entre 2 500 et 3 000 commandes par jour. » Avec une trésorerie qui doit suivre. « On a environ 7 millions d’euros de produits en stock en pleine saison. L’objectif, c’est de tomber autour du million en fin de saison. » Après le 15 août, en effet, les commandes sont divisées par deux. Jusqu’à diminuer autour d’une cinquantaine à Noël. « C’est une période calme où on pense à la stratégie de l’entreprise. »

« On reçoit en pleine saison estivale entre 2 500 et 3 000 commandes par jour »

Développement de SwimExpert

Une stratégie qui se conjugue avec expertise maison. MyPiscine vient en effet de lancer sa gamme SwimExpert qui regroupe une pompe, un électrolyseur au sel, des filtres ou encore un régulateur de pH. « Ce sont des produits qu’on a développés avec un bureau d’études. Ils sont adaptés aux besoins de nos clients », synthétise Jean-Nicolas Le Gregam. La gamme qui a vocation à s’élargir dans les prochaines années se veut surtout plus économe pour le client, tant au niveau du prix qu’au plan environnemental. « Souvent, les gens ne se rendent pas compte du coût de l’entretien. Une piscine, c’est environ 500 euros d’électricité par an par exemple. » Pour réduire cette facture, MyPiscine vient de lancer une pompe à vitesse variable. « Elle tourne à pleine vitesse uniquement lors du nettoyage du filtre à sable, et moins vite le reste du temps. » De quoi diviser la consommation par deux. « Aujourd’hui, on peut la sortir autour de 600 euros, donc l’amortissement est assez rapide. » Des projets qui permettent à MyPiscine d’ambitionner un CA de 20 millions d’euros cette année et d’espérer 30 millions sous cinq ans avant un développement à l’international.