Difficile de circuler dans le hangar d’Ascendance tellement Atea a bien grandi. Il y a quelques mois, l’avion à décollage et atterrissage vertical de la start-up toulousaine n’était encore qu’à l’état de maquette. Désormais, l’assemblage de l’avion entre en phase terminale. « Nous sommes en train d’intégrer les systèmes et de les tester une fois montés », explique Jean-Christophe Lambert, PDG d’Ascendance. C’est ici, sur le site de l’aérodrome de Muret-Lherm, qu’Atea prendra son envol avant 2027. Il s’agira du premier vol d’une campagne d’essais qui va durer 18 mois.
Du rêve à la réalité
Il aura fallu huit ans aux équipes d’Ascendance pour passer du rêve à la réalité. Huit années durant lesquelles la question de la décarbonation de l’aviation a pris une tout autre mesure. « On en parlait très peu avant Covid. Ce fut un des rares effets positifs de la pandémie », rappelle le cofondateur. Là où d’autres ont misé sur des avions tout-électriques ou sur des solutions à base d’hydrogène, Ascendance s’est concentrée sur le principe de l’hybridation, comme dans l’automobile. « On observe aujourd’hui que le tout-électrique ne fonctionne pas à l’échelle du secteur car l’autonomie des batteries ne progresse pas assez vite », souligne Jean-Christophe Lambert. Quant à l’hydrogène, certains grands acteurs ont décalé leurs projets à plusieurs années.
Daher, ATR et Airbus ont signé
L’hybridation semble donc la voie majeure pour…