À sept ans, bien avant ce qu’on désigne par intelligence artificielle, Anthony Martin dialoguait déjà avec son ordinateur pour lancer ses jeux. S’il a fait de la technologie son quotidien, c’est surtout une vision qu’il défend désormais. Quand la souveraineté peut sembler une carte que le marketing pose au gré des modes, elle est pour ce chef d’entreprise un vrai but à atteindre. Après Fulguro, son agence qui accompagne l’intégration de l’IA dans les PME et ETI, il lance Qwadra. À travers cette start-up, c’est bien l’expression d’une conviction qui se développe : les entreprises françaises doivent rester maîtresses de leur savoir-faire, leurs données et, demain, de leur compétitivité.
Un savoir-faire immatériel
Quand on s’attend à discuter algorithmes, Anthony Martin évoque les salariés qui partent à la retraite. Avec eux, se perdent des années d’expérience, de méthodes et de savoir-faire jamais documentés : « Entre 25 et 50 % des processus industriels sont parfois uniquement dans la tête d…