En un seul coup d’œil, Patricia Pomarel repère les objets en ivoire sur des brocantes, en salle des ventes, et même sur internet. Son secret ? Le grain caractéristique de la matière, mais surtout l’expérience. Depuis un an, elle est membre de la Compagnie des experts en art et antiquités, où elle intervient sur les questions de l’ivoire et de sa législation. « Reconnaître, c’est facile, mais la période et l’origine moins », sourit cette spécialiste des œuvres nippones.
Cet apprentissage, Patricia Pomarel l’a effectué à Barcelone, auprès de Ferran Lopez Alagarda, antiquaire et spécialiste reconnu de l’ivoire, travaillant notamment auprès des institutions européennes. Aujourd’hui, douanes française et étrangères, professionnels et particuliers sollicitent la Périgourdine pour l’analyse d’œuvres en ivoire, dont la législation est complexe. La convention de Washington autorise la vente des objets en ivoire sculptés avant 1947, sous r…