Dans le séchoir historique de la famille Landeau, à Gontaud-de-Nogaret, l’histoire de la pomme de terre s’écrit depuis plusieurs décennies. Hubert et Thérèse Landeau y avaient d’abord développé une activité agricole avant de prendre très tôt le virage de la commercialisation en circuit court. Leur fils Bertrand a ensuite repris le flambeau, modernisé l’outil et développé les volumes, jusqu’à faire de Pom Prim un acteur local reconnu de la pomme de terre.
La quatrième gamme : un avantage conséquent
Ce développement a aussi fait apparaître un paradoxe : plus les standards de qualité augmentent, plus les produits présentant un défaut de forme, de calibre ou d’aspect sont écartés. « Ce ne sont pas des déchets », insiste Franck Dupin, associé de Bertrand Landeau dans FLSO. Ces pommes de terre, jusque-là faiblement valorisées, voire destinées à la nutrition animale, constituent désormais la matière première d’un projet industriel : les transformer en produits de qualité, prêts à l’emploi pour les professi…