Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

UPSA Agen : le « made in France » valorisé

À l’occasion d’une double inauguration (une centrale photovoltaïque et une aide financière dans le cadre de France 2030), la PDG d’UPSA demande une revalorisation des prix des médicaments afin de renforcer le « fabriqué en France ».

De g à d : Maud CARUHEL, vice-présidente de la Région, Daniel BARNIER, préfet du Lot-et-Garonne et Isabelle VAN RYCKE, PDG d’UPSA © Julien Mivielle - La Vie Economique

C’est sous un soleil radieux que la direction du groupe UPSA à Agen inaugurait le 13 mars sa centrale photovoltaïque (des ombrières installées sur le parking) qui permet au laboratoire de couvrir 5 % de ses besoins électriques, soit 1 200 MWh/an, dans le cadre d’un grand projet de réduction de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Un plan de décarbonation mené en parallèle d’une stratégie de relocalisation de la production pharmaceutique soutenue par l’État, via son dispositif France 2030. UPSA a ainsi répondu à l’appel à projet « maladies infectieuses émergentes » en déposant un dossier de candidature au premier semestre 2023 avec l’objectif d’adapter des lignes de conditionnement à la nouvelle formulation des comprimés et d’installer un nouvel atelier de compression pour augmenter ses capacités de production en paracétamol de 50 millions de boîtes par an. Répondant pleinement aux ambitions de France 2030, le projet d’UPSA (10e lauréat lot-et-garonnais du dispositif) va recevoir un financement de 1 547 000 euros pour accompagner la réalisation de ses projets.

Valoriser le fabriqué en France

Si l’entreprise est en croissance et s’apprête à franchir la barre des 500 millions d’euros de chiffres d’affaires, soit 100 millions d’euros de plus qu’en 2022 en regagnant des parts de marché avec ses marques historiques (Efferalgan, Dafalgan, Fervex…), mais aussi en lançant des innovations et en ouvrant de nouveaux marchés dans le monde comme récemment la Chine, Isabelle Van Rycke, PDG d’UPSA, a tenu à rappeler que la valorisation du « Fabriqué en France, à Agen » passe par un prix plus juste prenant en compte l’empreinte territoriale, conformément à l’article 65 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2022 qui n’est toujours pas appliqué. « Aujourd’hui, une boîte de Dafalgan a un prix fabricant hors taxes plafonné à 76 centimes d’euros, moins d’une baguette de pain ! Ce prix ne reflète pas toutes les externalités positives que nous créons : emplois directs et indirects ; contribution à la fiscalité locale… », a expliqué Isabelle Van Rycke dans son discours, refusant toujours de répondre aux questions de la presse. Peut-être pour mieux concentrer ses paroles vers les pouvoirs publics ? Rappelons ici qu’UPSA, premier employeur privé du Lot-et-Garonne, est le premier site de production de paracétamol en France, avec plus de 320 millions de boîtes produites à Agen en 2023, soit 1 000 boîtes toutes les minutes.