French Tech Périgord : 2025, année du succès

La French Tech Périgord fête en 2026 son cinquième anniversaire, après une année 2025 réussie : hausse de 30 % de son nombre d’adhérents, 20 événements organisés et plus de 600 participants mobilisés sur l’année. Rencontre avec sa directrice déléguée Natalia Héraut.

Natalia Héraut

Natalia Héraut © Marie Lemaitre - La Vie Économique

La Vie Économique : Comment se portent les start-up en Dordogne ?

Natalia Héraut : Nous n’en avons pas beaucoup, une vingtaine. Mais nous sommes dans une phase de démocratisation de la création. Le territoire a des atouts, avec une tradition d’innovation grâce aux entreprises industrielles. Nous essayons donc d’ancrer les porteurs de projets sur le territoire en les accompagnant. Nous leur donnons les ressources dont ils ont besoin, on les met dans le circuit pour leur faire gagner du temps, notamment en leur adressant les contacts qualifiés.

LVE : Vous avez reçu le label communauté French Tech 2026-2028, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

N. H. : Il nous connecte à l’écosystème régional avec les autres French Tech. Ce qui marche, c’est de se rencontrer et de mener des actions ensemble. La mission nationale est d’établir un programme commun pour augmenter les commandes auprès des start-up par les acteurs publics et privés. Nous, on décline cela sur notre territoire, et nous pouvons également avoir des événements qui nous sont propres. Cela va également nous permettre de poursuivre et intensifier nos collaborations et partenariats avec Digital Valley et SarlaTech, avec des aides réciproques.

LVE : Votre AG a eu lieu il y a quelques semaines, comment s’est passée l’année 2025 ?

N. H. : Elle a été très positive, nous avons plus de 120 adhérents et partenaires. Ce chiffre a augmenté de 30 % par rapport à 2024. Nous avons également organisé 20 événements sur lesquels plus de 600 personnes se sont mobilisées sur l’ensemble de l’année. Nous avons cette année, accéléré l’installation d’événements appelés à rester dans le paysage, à devenir fédérateurs. Par ailleurs, en 2025, 60 % de nos ressources provenaient du privé. C’est très positif car cela témoigne de l’apport, de la valeur ajoutée que nous apportons.

LVE : Quelles sont les prochaines échéances de la French Tech Périgord ?

N. H. : Le 8 octobre aura lieu Histoires d’entrepreneurs 2, à Saint-Cyprien, où quatre professionnels tiendront une conférence en dix minutes chrono. Cette année, nous aurons une présentation des entreprises Là, cosmétique d’ici ; de Jacqueline – Terre de Com ; de B2G et des dirigeants de l’Intermarché de Sarlat. C’est notre seule soirée grand public, nous sommes davantage spécialisés dans le B2C. Là, nous voulons montrer des réussites de l’entrepreneuriat et faire de la pédagogie, en démontrant que l’innovation peut venir de toutes parts. Nous organisons le 19 novembre la troisième édition du Business Industrie Day, avec une quinzaine d’ETI et environ 25 start-up. Les entreprises rencontrent les start-up et viennent se sourcer auprès d’elles. Ce que cherchent les entreprises, ce sont des éléments différenciants, qu’elles ne trouvent plus dans les bâtiments, ou les collaborateurs mais entre autres chez les start-up.

LVE : Des projets particuliers pour 2026 ?

N. H. : Cette année, nous voulons développer les clubs. Depuis 2023, nous avons celui consacré aux DSI, avec une vingtaine de membres, se répartissant à parts égales entre le public et le privé. Et, en 2025, nous avons créé un club Data IA avec la Digital Valley, sur les enjeux de souveraineté technologique et de cybersécurité. Ce club, il faut le développer et le consolider cette année.

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