Les routes sinueuses, ombragées, embrassent presque la rive du fleuve, remontant la majestueuse Dordogne. Soudain, se dresse l’un de ces géants de béton, créateur de cette précieuse houille blanche : un barrage. Ici, cinq ouvrages majeurs ont été édifiés : Bort-les-Orgues, Marèges, l’Aigle, Le Chastang et Le Sablier Argentat. Leur énergie, verte, est précieuse pour le réseau électrique français. Si les barrages peuvent produire de l’énergie toute la journée, ils sont aussi « le Samu de l’électricité française » grâce à des machines capables de démarrer en une poignée de minutes.
En se basant sur l’historique de consommation depuis dix ans, des prévisions météorologiques, et des événements majeurs, RTE fait une programmation des besoins, quotidiennement Les énergéticiens répondent ensuite à des appels d’offres, puis les créneaux de production sont attribués. « Nous pouvons également nous déclarer à l’ajustement, en cas de besoin. Nous le sommes le plus souvent possible, car dans ces cas-là, l’énergie est payée plus cher », détaille Bernard Soulier, responsable de conduite régionale Massif central à la Shem. Sur la Dordogne, la société exploite le barrage de Marèges, en service depuis 1935.
Les barrages sont « le Samu de l’électricité française »
Les barrages : acteurs majeurs de la souveraineté énergétique
Les barrages sont l’un des acteurs majeurs de la souveraineté énergétique française. Et pourtant, le régime des concessions légiférant leur gestion a fait l’objet d’un contentieux entre l’Union européenne et l’État français. La première, favorable à l’ouverture à la concurrence, s’est heurtée au second, frileux de voir des intérê…