De la chaux contre les coups de chaud

À Brantôme-en-Périgord, l’Hostellerie du Périgord vert a blanchi sa toiture à la chaux de Saint-Astier pour lutter contre les fortes chaleurs. Résultat : moins 4 à 5 degrés dans les chambres.

Gilles Roby, le gérant de l’Hostellerie du Périgord vert. © Léontine Amart

C’est un usage insolite de la chaux de Saint-Astier qui pourrait bien faire des émules. À Brantôme-en-Périgord, sur les bords de la Dronne, le gérant de l’Hostellerie du Périgord vert, Gilles Roby, a enduit sa toiture de chaux pour lutter contre les fortes chaleurs. Une alternative à la climatisation efficace : dans les chambres de cette adresse familiale auréolée de deux étoiles, la température a immédiatement baissé de 4 à 5 degrés en moyenne, passant de 29 à 25 degrés

Magique ? « Je n’ai rien fait d’autre que de laisser agir le mécanisme d’Albédo, relativise Gilles Roby. Plus la surface contre laquelle se réfléchit la lumière est blanche et moins elle absorbe la chaleur ».

Basique et pas cher. L’application de la chaux ne lui a coûté que quelques centaines d’euros : 76 euros les deux sacs de chaux dans la supérette du coin et 500 euros le pulvérisateur.

Filmée et postée sur les réseaux sociaux, l’initiative de Gilles Roby a été abondamment relayée sur la toile. De quoi peut-être ouvrir le débat sur l’utilisation de techniques alternatives à la clim pour rafraîchir les bâtiments.

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