Couverture du journal du 28/09/2022 Consulter le journal

Béarn – Flex-On se développe au grand galop

En moins de 10 ans, l’entreprise béarnaise Flex-On s’est fait un nom dans le monde de l’équitation. Leader mondial de l’étrier grâce à un produit innovant, la marque ne cesse d’évoluer avec l’ambition d’équiper les cavaliers des pieds à la tête.

Flex-On

© Flex-On

Chez Flex-On, à Morlaàs près de Pau, Caroline et Laurent Bordes ont un leimotiv : innover. Et la formule réussit particulièrement bien aux deux codirigeants depuis le lancement, en 2014, de leur étrier haut de gamme adopté par les plus grands cavaliers dont Nicolas Touzaint, Nicolas Astier, Rodrigo Pessoa ou encore, côté people, Guillaume Canet. Loin de se reposer sur la renommée de son produit internationalement reconnu et sur une gamme complète d’étriers née peu après, l’équipementier équestre a dernièrement créé des selles et un éperon, et lancera début 2023 des bottes et un casque.

Avec 14 salariés, des locaux en passe d’être agrandis pour passer de 600 à 1 200 m2, 600 revendeurs dans 60 pays et 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en progression constante, Flex-On se porte bien dans ce secteur de niche relativement peu impacté par la crise.

« Nous sommes sur une activité de loisirs. Pendant et après Covid, les gens ont eu envie de pratiquer », remarque à ce sujet Caroline Bordes, elle-même cavalière.

Avec 14 salariés, 600 revendeurs dans 60 pays et 4 M€ de chiffre d’affaires, Flex-On connaît une progression constante.

LA ROLLS DES ÉTRIERS

Flex-On est en effet né d’une passion, que la jeune femme a communiqué à son compagnon dès 2010.

« Je n’y connaissais rien », admet Laurent Bordes. « Mais en accompagnant Caroline sur des concours, je me suis aperçu que beaucoup de cavaliers boitaient après avoir monté. Je fais moi-même beaucoup de sport et la condition physique des sportifs m’a toujours intéressée. Je me suis penché sur la question des traumatismes subis en équitation. » Alors dirigeant d’un bureau d’études de sous-traitance aéronautique, Laurent Bordes a le matériel et la matière grise nécessaires pour concevoir un étrier innovant équipé d’un ressort situé entre le plateau et le cadre pour réduire les chocs sur les articulations. L’aventure était ainsi lancée.

 

DES CAVALIERS AU SEIN DE L’ENTREPRISE

Aujourd’hui encore, avec Caroline Bordes aux commandes et une équipe composée pour moitié de cavaliers, la connaissance du milieu équestre est un avantage indiscutable dans l’évolution de l’entreprise. Pour autant, les néophytes comme Laurent Bordes ont également leur mot à dire : « Cela nous permet de ne pas nous mettre de barrières », sourit ce Béarnais, concepteur de chaque nouveau produit. Laurent Bordes déborde en effet d’idées et voit toujours plus loin. Comme pour ce casque dont la technologie est en passe d’être brevetée et qui pourrait être utilisé par des athlètes évoluant dans d’autres sports. Le chef d’entreprise avoue même son « idée folle » : que Flex-On devienne, un jour qui sait, une marque de sport outdoor à part entière.

 

UNE MATIÈRE PREMIÈRE FRANÇAISE

Laurent Bordes, qui n’hésite pas à comparer le Béarn à la « Californie européenne », tient à souligner l’importance de travailler en local et au maximum à partir de produits français : « On a uniquement une fourniture d’une pièce de notre étrier qui ne vient pas de France mais de Taïwan. Nous essayons de la faire fabriquer en France mais ce n’est pas évident, parce qu’il n’y a pas forcément le savoir-faire. Concernant les selles, l’arçon vient d’Angleterre mais le cuir vient d’Alsace, et elles sont fabriquées à Larressore au Pays basque. Les bottes viennent d’Italie. Quand au plastique que nous utilisons, il vient d’Allemagne mais est injecté à Lourdes. »