Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Jojo : quand l’art n’est qu’un jeu (vidéo)

Nourri à la pop culture et aux jeux-vidéos des années 80-90, l’artiste toulousain Jojo termine sa première année d’exposition dans la ville rose. Un art qui mêle la photographie et les souvenirs de son enfance.

jojo, art, toulouse

© Maxime Fayolle

Mario et Luigi font la course en kart sur le Pont Saint-Pierre, surplombant la Garonne, avec une vue magnifique sur le Dôme de la Grave. Cette photo mêlant jeu-vidéo et photo bien réelle est l’œuvre de l’artiste toulousain Jojo. Voilà 3 ans que ce mordu de pop culture, de cinéma et de jeux d’arcade s’est lancé dans l’aventure artistique. « Ce n’est qu’un jeu au départ. J’ai publié ça sur Instagram parce que j’en avais marre de mettre des photos de mes vacances et de mes restos. J’avais à peine 300 abonnés, ça faisait marrer mes potes » retrace l’artiste qui en compte désormais plus de 4 000 sur la plateforme.

jojo, art, toulouse

© Jojo

Photoshop sans être expert

Les créations se multiplient. Une série de véhicules futuristes sans roues, flottant au-dessus du sol devient l’une de ses marques de fabrique. « Je pioche l’inspiration dans mes voyages. Je fais les photos moi-même et j’ajoute un élément un peu geek. » Exemple avec le robot R2D2 de Star Wars qui se retrouve au volant d’une 2CV. « Là, c’était surtout pour le jeu mot : R2D2CV » rigole l’insouciant Jojo.

Ses créations peuvent lui prendre quelques heures, comme plusieurs mois. « Par moment, je vais compiler plusieurs images que je recompose en une seule. J’ajoute ensuite les éléments avec Photoshop. Je dois détourer chaque objet, ça me prend des heures ! » sourit l’artiste qui s’est vu prodiguer quelques conseils pour maîtriser le logiciel. « Un jour quelqu’un m’a dit qu’il existait des raccourcis pour aller plus vite, mais j’ai ma technique, je la garde ! »

Expositions et galerie d’art

Jojo n’a pas pour ambition de vivre de son art. « J’ai un travail à côté. L’art m’apporte de la légèreté. Mais je fais ça avec rigueur et sérieux ! » Le Toulousain d’adoption est d’ailleurs présent dans une galerie à Céret, près de son fief de Perpignan. Depuis un an, il expose dans de nombreux endroits à Toulouse comme dans la salle de concert Connexion ou encore la boutique Trentotto. Aujourd’hui, c’est dans la résidence Hife de Labège qu’on peut le retrouver avant peut-être une expo à Paris l’an prochain ? « Pour les Jeux Olympiques ce serait sympa. Une expo JOJO 2024, ça aurait de la gueule ! »