Tous les feux sont au vert pour Cerfrance Garonne et Tarn. L’acteur du conseil et de l’expertise comptable a tenu hier, jeudi 16 avril, son assemblée générale dans le Tarn. L’occasion de valider – à l’unanimité – les comptes 2025 qui découlent sur un résultat comptable de plus de 340 000 euros. « Ce fut malgré tout une année moyenne », souligne Gilles Turc, président de Cerfrance Garonne et Tarn. « Nous perdons des adhérents chez les agriculteurs et peinons à compenser avec des artisans, commerçants. » Toutefois, le solde d’adhérents reste positif sur l’année pour Cerfrance qui doit trouver chaque année environ 250 nouvelles personnes.
Facturation électronique et IA
Le président a tenu à alerter ses adhérents sur l’arrivée de la facturation électronique. « Cette fois, on y est ! Ne misez pas sur un nouveau report ! » Quant à l’avènement de l’IA, Gilles Turc s’est montré un brin fataliste. « Certains iront chercher des réponses sur ChatGPT et vont nous demander confirmation. Et puis il y aura des plateformes qui vont vous proposer des tas de services pour moins cher que gratuit. Le rôle de Cerfrance va changer dans les prochaines années. L’humain doit être au cœur du processus mais il faut l’allier à la technologie. » L’antenne Garonne et Tarn fêtera ses dix ans l’an prochain.
L’art de la négociation
L’AG s’est conclue par une conférence de Bernard Meunier, ancien membre du GIGN qui a expliqué pendant une heure les mécanismes de la négociation. Des méthodes qu’il a utilisées en Nouvelle-Calédonie – où il fut lui-même pris en otage par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) – mais aussi à Marseille lors de la prise d’otage d’un avion d’Air France en 1994. « Pour négocier, il faut connaître son environnement et communiquer », relate Bernard Meunier. Des mantras à appliquer à l’entreprise. « Le manager doit avoir une vision à 360° pour comprendre les enjeux. Et dans la communication, soyez la personne que l’autre attend. » De l’écoute, de l’empathie, afin de pouvoir sortir par le haut de n’importe quelle crise.